Catégorie : Chiot

11 Mar 2022

Mon chien saute – Vidéo Chirag Patel

 

C’est toujours agréable d’avoir un retour positif, et de pouvoir l’observer en situation.
F… avait pris l’habitude de sauter sur les visiteurs qui arrivaient à la maison, et sur les promeneurs qu’il croisait en balade. Après un bilan comportemental, l’échange qui avait suivi sur l’analyse, et quelques séances en commun, son humain me dit sa satisfaction : il vient maintenant dire bonjour à la porte sans sauter et il est à présent indifférent aux gens qu’il croise.

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14 Fév 2022

Le puppy blues

« Je ne pensais pas qu’un chiot pouvait demander autant de travail » 😮‍💨
Nous sommes nombreux à entendre cette phrase et peut-être même à l’avoir déjà prononcée.
Il n’est pas rare de lire des posts qui dénoncent cette « prise de conscience ». Selon eux :
👆 On se doit de savoir qu’un chiot c’est du travail
👆 On se doit de savoir qu’un chiot chamboule forcément notre vie.
👆 On se doit d’être prêt à investir du temps et de l’argent, etc

Comme si, le fait de savoir tout ça nous immunisait contre les doutes et les peurs…
Attention, mon objectif n’est pas de chercher à déculpabiliser les familles qui ne se sont pas suffisamment renseignées sur la race de leur futur chien et qui se retrouveront, de fait, dans l’incapacité de répondre à ses besoins parce que le casting de départ était défectueux !
Non, je veux simplement normaliser toutes les émotions et les questions que l’on peut voir apparaître lorsque l’on adopte un chiot.
Le « Puppy blues » est un sentiment de dépression lié à la frustration et à la peur de mal faire les choses quand on ramène un chiot à la maison 😰
Vous pouvez manquer de sommeil, avoir envie de pleurer, ressentir des émotions très négatives et peut-être même être parfois à deux doigts de déraper dans une forme de violence 😤
Se sentir dépassé par les accidents de propreté, les petites destructions, les mordillements et tous les autres comportements indésirables que peut produire un chiot… Voilà ce que provoquer le Puppy Blues !
Au cours du premier mois il est NORMAL de se demander :
🤔 Ai-je fait une énorme erreur ?
😞 Est-ce que mon chiot va finir par faire des nuits complètes ?
😩 Est-ce que mon chiot finira par ne plus courir après mes enfants ou le chat ?
Peut-être ne vous êtes vous jamais posé ce genre de questions, et tant mieux pour vous ! Mais d’autres incertitudes, d’autres doutes et peurs peuvent toujours apparaître, même lorsque le chiot grandit.
De nouveau : c’est NORMAL ! 🙏
Votre objectif en tant que « parent », est de créer une relation harmonieuse, d’encourager les bons comportements et d’empêcher la répétition des comportements indésirables . Trois objectifs (ambitieux !) qui requièrent bien plus que quelques mois 😉 !
Voici mes 4 conseils pour surmonter le Puppy Blues :
✅ PARLEZ EN AUTOUR DE VOUS
Avec les réseaux sociaux nous avons la fâcheuse tendance de mettre seulement en avant nos victoires et nos réussites. Je ne dis pas qu’il ne faut pas être fière de les montrer, mais parler de ses peurs, de ses détresses actuelles, des expériences négatives passées ou actuelles peut aussi s’avérer salvateur – pour nous mêmes et pour les autres, car tout le monde est dans le même bateau 😮‍💨
Et même si vous avez l’impression que les autres chiots de la classe sont bien plus avancés que le votre, en réalité vous ne savez pas quels problèmes ils rencontrent dans d’autres circonstances. Vous et votre chiot avez peut-être aisément surmontés ces difficultés 💪 (voir vous n’y avez même pas été confrontés !)
Échanger, se montrer authentiques et transparents permet de relativiser et parfois même d’obtenir de bons conseils !
✅ FAÎTES-VOUS CONFIANCE
L’information est partout, tout le temps, et s’avère souvent contradictoire. Cela n’aide pas franchement à gagner en cohérence de fait… En confiance.
Parfois il vaut mieux se cantonner à une approche, à un professionnel et, une fois que les fondations sont solides, s’ouvrir à ce qui se fait d’autre pour pouvoir encore plus progresser.
En revanche si vous sentez que ce professionnel n’est pas pour vous, que ce qu’il fait à votre chiot vous met mal à l’aise : écoutez-vous et fuyez ! ✋ Vous êtes en droit de poser des questions, d’avoir toutes les informations possibles et de demander à regarder comment il travaille avant de signer avec lui.
Il en est de même partout, tout le temps et avec n’importe qui. Vous êtes l’avocat de votre chiot 👩‍💼. Si la situation vous semble délétère agissez. Même s’il s’agit de votre vétérinaire, de votre éducateur, de la personne qui partage votre vie, de votre meilleur ami, etc.
✅ OFFREZ-VOUS DU TEMPS LIBRE
Aidez-vous de vos outils : les parcs, les jouets d’occupation (les vrais, pas un tug ou une balle que vous laissez à disposition) et d’autres personnes : les dog-sitter, les dog-walkers.
Garder des moments pour soi est essentiel pour conserver un minimum d’équilibre et ne pas devenir « esclave » de son chiot et sans le vouloir, mettre en place de mauvaises habitudes (ex : chiot incapable d’être calme car trop sollicité, ou incapable de rester seul, etc).
✅ LAISSEZ DU TEMPS… AU TEMPS
Il est coutumier de dire qu’il faut trois jours pour stabiliser le stress de l’animal, trois semaines pour qu’il s’habitue à son nouveau lieu de vie et qu’il intègre les nouvelles règles du foyer, trois mois pour qu’il se sente bien chez lui et continue d’évoluer… J’ajouterai trois ans (voir 4 !) pour que vous ayez fait face à l’adolescence et son lot de changements, expérimenté tout un tas de situations ensembles (premières vacances, éventuelle arrivée d’un bébé, déménagement, etc), acquis de nouvelles compétences. Et là encore il ne s’agit que des moyennes. Chaque foyer est différent. Concentrez-vous sur vous mêmes. Ce n’est pas une course. Il n’y a pas de ligne d’arrivée.
De plus, concernant certains apprentissages, le temps peut jouer contre vous (le rappel, le calme, la marche en laisse, etc), mais il peut aussi être un précieux allié tant que vous vous montrez cohérent et empathique vis à vis de votre chiot 🐶
Rédigé par Amélie Cospérec de Lumos à retrouver sur : https://www.facebook.com/lumostraining/

 

14 Fév 2022

L’attachement

A la suite de mon précédent article traitant de l’indispensable attachement sécurisé à l’adoptant, certains ont soulevé, en MP ou sur certaines pages sur lesquelles il avait été partagé, la question de l’incapacité du chien à se détacher ensuite, et donc le risque de l’hyper-attachement : de leur point de vue, favoriser cet attachement sécurisé en répondant aux demandes du chiot amèneraient quasiment de façon incontournable à cette déviance. Pour eux, l’apprentissage de la frustration devrait commencer dès son arrivée par la mise en place immédiate de la solitude la nuit et la non réponse aux sollicitations de caresses et / ou câlins si elles sont répétées.
Or, en toute logique, il ne peut y avoir de détachement réussi sans attachement sécurisé préalable, pour une raison très simple : on ne se « détache » que de ce à quoi on est préalablement « attaché »…

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29 Nov 2021

Ecole du chiot

Les écoles du chiot, un concept fleurissant qui part d’une si bonne intention… A condition d’aller jusqu’au bout dans la démarche ! ⚠
Commençons cette petite ligne avec un exemple anthropomorphique bien sale :
Vous emmenez votre petite Yvette à la garderie, et vous constatez qu’il n’y a bizarrement pas d’adulte pour surveiller les douze enfants dans la pièce. Dans cette pièce fermée, il y a, par exemple, Huguette, quatre ans, et Gérard, dix ans. Gérard est en train de courir après Huguette qui pleure toutes les larmes de son corps en essayant de lui échapper. A côté, nous avons Gabin, Marius et Jean-Eudes qui sont en train de faire la tête au carré à Ferdinand parce qu’il n’a pas voulu donner son goûter. 😱
Ouais, c’est une garderie des années quarante… et chez les chiens, ça ressemble à ça encore trop souvent !
🔴 Des chiots d’âges et de tailles radicalement différent.e.s mis ensemble dans le même terrain.
🔴 Pas de surveillance active de la part des humains (on va en reparler).
🔴 Beaucoup trop de chiots au mètre carré.
🔴 Pas d’apprentissage fait en parallèle, juste des chiots mis en tas dans un terrain pour qu’ils « apprennent entre eux ».
🔴 Pas de possibilité de s’extraire de la situation pour les chiots qui en prennent, littéralement, plein la tronche.
Forcément, vu comme ça, vous vous diriez que ça ne fonctionne pas des masses. Vous auriez raison. Dans des situations de ce type où chaque chiot est tributaire de la loi du plus fort, ce sont les plus grands, les plus forts et les plus rapides qui vont gagner. Quant aux autres, ils vont se prendre peignée sur peignée et vont ressortir de là avec un souvenir cuisant. 🥴
A terme, ça donne des grands chiens qui apprennent à devenir des tyrans en puissance, et des chiens plus timorés, plus petits ou moins rapides, qui apprennent que les autres chiens sont des psychopathes et qu’il faut les fuir comme la peste. Bonjour l’ambiance ! 🤢
Si vous voulez que votre chien fasse une école du chiot, c’est une super idée, à condition que :
🙋‍♀️ La/le pro ne laisse JAMAIS un chiot se faire matraquer la tronche « parce que c’est pédagogique » (non, se faire courser comme une proie ou se faire catapulter n’est PAS du jeu, ça n’apprend RIEN de pertinent, c’est pas sympa, c’est tout caca).
👀 Chacun des humains soit en surveillance ACTIVE de son chiot et soit prêt à intervenir sur signal du/de la pro.
🤝 Que des tests de consentement soient faits régulièrement dans les jeux en proposant au chiot entreprenant de faire une pause et en voyant si l’autre chiot veut continuer (ou pas) l’interaction.
👶 Que les âges et les gabarits des chiots soient cohérents car ils n’ont pas la même mobilité ni la même puissance à deux mois ou à six, s’il s’agit d’un jack russel ou d’un dogue allemand.
🐕 Qu »il n’y ait pas 12 chiots dans le même terrain : immerger son bébé chien dans un brouhaha de 12 congénères n’est pas une première rencontre douce.
🏞 Que le terrain soit assez grand pour que chacun ait l’espace de s’exprimer sans empiéter sur l’espace vital des autres.
🧘‍♀ Que des temps de pause soient proposés régulièrement et des activités calmes instaurées : apprendre à être calme en présence des congénères, à partager une ressource, à rester connecté à son humain malgré la présence des copains…
🐕 Si possible, que des chiens adultes viennent de temps en temps, pour expliquer en douceur et poliment aux chiots que l’on est poli avec les autres chiens (je ne parle pas de « chien médiateur », juste d’adultes qui sauront dire au chiot s’il est trop relou avec eux).
🛤 Et même, dans l’idéal, que ces écoles bougent dans différents endroits, car le meilleur moyen d’apprendre à bien se comporter dehors, c’est d’y aller.
Bref, une école, ça doit bien porter son nom.
Des bisous sur vos truffes ! 😘
Article rédigé par Céline Herrant de Aura à retrouver sur :  https://www.facebook.com/media/set/?vanity=auraeducationcanine&set=a.1734309303364909

 

10 Nov 2021

Les chiots, c’est pas toujours rigolos

On pense souvent -à tord- qu’en adoptant un chiot les choses seront plus faciles. On les voit comme des pages blanches sur lesquelles il suffit d’inscrire ce que l’on désire en le leur apprenant. Mon chiot tu seras sympa, sociable, tranquille, propre, gentil avec tout le monde et puis patient. Mon chiot tu ne détruiras rien, tu dormiras la nuit, tu resteras seul sans problème, … Mon chiot, tu seras parfait.

Seulement le chiot n’est pas une page blanche. Suivant l’endroit d’où il vient il aura des acquis très différents. Prenons quelques exemples très différents.

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30 Oct 2021

Habituation

L’habituation est un processus très utile pendant la période de socialisation des chiots, pendant laquelle ils découvrent le monde et élaborent le « référentiel » qui leur permet de distinguer ce qui est dangereux ou pas, ce qui est normal ou pas. Ce référentiel va ensuite leur servir de repère tout au long de leur vie, chaque nouveau stimulus étant examiné à sa lumière, pour en déterminer l’éventuelle dangerosité. (c’est pourquoi les chiots qui ont été exposés à peu de stimuli dans leur jeune âge sont perpétuellement en alerte : ils n’ont aucun système de référence). C’est ainsi que notre chiot peut se familiariser aux individus qui l’entourent, à son nouvel environnement et à divers stimuli qui se présenteront à lui au cours de sa vie d’adulte.
On utilise également ce procédé avec profit quand on travaille un chien craintif. (suite…)
18 Sep 2021

L’éducation du chiot

Il y a plusieurs choses importantes à prendre en compte quand on s’engage dans l’éducation d’un chiot :
• Beaucoup de ses comportements qui nous gênent sont pourtant, à la base, naturels, ce sont ceux de son espèce (mordiller, aboyer, creuser,…). Ce qu’on peut faire, si nécessaire, c’est rediriger un comportement que nous jugeons inadapté vers une cible plus « socialement acceptable ». Mais celle qu’on propose, pour être retenue, devra toujours, elle aussi, satisfaire les besoins naturels du chiot.

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18 Sep 2021

Aborder les premiers apprentissages

En adoptant notre chiot, nous ne commençons pas ses apprentissages. Ils ont débuté dès avant sa naissance : quand l’éleveur caressait le ventre de la mère, il habituait les petits au contact tactile ; quand il la nourrissait, il les accoutumait au goût des croquettes qu’elle mangeait ; et parallèlement, ils se familiarisaient avec les bruits de l’environnement. (suite…)

15 Sep 2021

Médor appréhende les rencontres

C’est vrai, Médor est vraiment craquant ! Et les chiots attirent les regards. Alors Elise et Alain voient souvent, dans la rue, des étrangers se fixer sur lui, se précipiter vers eux et se baisser pour le toucher et le caresser, parfois même pour le prendre dans leurs bras. Ils ne se demandent pas, au minimum, si Médor en a envie, et s’il est d’accord. Les gens ont tendance à penser que le « meilleur ami de l’homme », est supposé aimer tout le monde et apprécier les contacts physiques et les caresses, y compris d’inconnus. C’est oublier que chaque chien est un individu unique, différent, et que tous, loin de là, n’ont pas ce tempérament accueillant et patient. (suite…)

15 Sep 2021

Médor pète les plombs !

Elise et Alain sont dans tous leurs états. Ils avaient l’impression que Médor se sentait en confiance avec eux, et qu’il s’adaptait bien à la routine de leur maison… Mais en fait, malgré toutes les précautions prises et tous les soins prodigués, il doit avoir un sévère problème neurologique : tous les soirs, il court partout comme un dératé en décrivant un parcours totalement aléatoire et dépourvu de sens. Il fait ça dans le jardin, mais aussi dans la maison, en sautant sur tous les obstacles qui se trouvent sur son chemin : canapé, fauteuil,… C’est sûr, ils ont dû louper quelque chose et maintenant leur chiot est dérangé ! Ils pensent qu’il va devenir complètement fou, si ce n’est déjà le cas ! (suite…)