02 Juil 2015

Bienvenue !

Bonjour !

Ce blog a pour but de regrouper les différents articles et sujets traités par mes collègues éducateurs canins,  comportementalistes et vétérinaires .

Tous travaillent avec des méthodes  respectueuses des modes de fonctionnement du chien.

Vous trouverez au bas de chaque article la provenance de celui-ci : le lien, la source et le nom de l’auteur.

C’est avec plaisir que je partage avec vous ces informations et conseils concernant le monde canin ainsi que les vidéos et photos de nos cours collectifs et balades éducatives.
N’hésitez pas à me retrouver sur www.dogspirit.fr pour toute question relative à l’éducation de vos loulous.

Tatjana Cerabona, éducateur comportementaliste canin.

Make your Dog happy and enjoy the Spirit. Bienvenue chez Dog Spirit  !

13 Oct 2020

Mon chien aboie : comment faire arrêter l’aboiement

© Parlez vous chien, 2018, Mylène Genairon

 

Le rôle de l’aboiement à la base

 

Lorsqu’un chien aboie, c’est comme lorsque l’humain parle. Il s’agit d’un moyen de communiquer, d’exprimer des sentiments, de faire passer un message.

Naturellement, le chien utilisera plus son odorat, des marquages, des postures diverses. Le loup, son ancêtre, n’utilise d’ailleurs pas ce moyen de communication. Il va plutôt hurler pour envoyer des messages à sa meute dont les membres se trouvent à distance. Il communique avec ses congénères, ils se donnent rendez-vous pour la chasse ou recherchent une partenaire. Hurler ensemble renforce la cohésion.

Cependant, dans le monde bruyant des humains, de plus en plus de chiens aboient pour s’exprimer et ce, à tort et à travers. (suite…)
25 Sep 2020

Les signaux d’apaisement, cette communication incomprise.

Comme tous les êtres vivants, les chiens communiquent.

Mais cette communication, ces signaux, qu’ils émettent, passent parfois inaperçu.

Et les seules choses que l’humain décèle à chaque fois, c’est le grognement ou la morsure. C’est le plus flagrant, mais, avant d’en arriver là, il y a une multitude de choses que le chien vous a dites, et que vous n’avez pas vue, pas entendu, pas su lire…

(suite…)

02 Sep 2020

Age d’adoption, pourquoi les avis divergent ?

Parmi les très nombreux sujets qui peuvent faire débat il y a l’âge d’adoption chez le chiot. Derrière un sujet qui semble somme toute pratique, il y a une question de connaissance du développement comportemental et de prise en compte du bien-être qui est assez fondamental. Donc on va revenir un petit peu sur les différentes opinions afin d’essayer de les expliquer. (suite…)

02 Sep 2020

Chien stressé, qui semble déprimé, absent ?

Rappels concernant le cerveau…
Trois niveaux : le reptilien, le limbique, et le néocortex.
Le reptilien gère l’instinct, c’est la partie qui s’active principalement par exemple en cas de danger et qui répond par un comportement instinctif ou impulsif. En effet le cerveau reptilien a traité l’information mais ne la fera pas remonter ni au limbique, ni au néocortex …
De plus concernant les sections distinctes du cerveau, des scientifiques ont découvert qu’elles ne s’activaient qu’en alternance… Donc quand l’une entre en fonction, l’autre est inhibée. Ce qui explique qu’il est difficile au chien de « penser » s’il subit une augmentation violente du taux d’adrénaline, par exemple.

(suite…)

02 Sep 2020

Le chevauchement – Hund.fr

Il y a des comportements qui sont particulièrement pénibles pour l’humain, voire très gênants et le chevauchement en fait souvent partie. Par le mot chevauchement je désigne le comportement suivant : monter ou grimper sur quelque chose, le saisir entre ses pattes et agiter (ou non) les hanches comme pour effectuer une saillie. Le chevauchement que l’on retrouve parfois sous le terme de « zigner » est donc un comportement associé à la sexualité et à la reproduction mais il est très important de comprendre qu’il ne s’y limite pas.

Si le chevauchement nous semble peut-être plus courant chez les mâles entiers, il existe également chez les mâles castrés mais on le retrouve aussi chez les femelles qu’elles soient stérilisées ou non. C’est donc un comportement qui peut être adopté par n’importe quel chien, peu importe son sexe, ses hormones, son gabarit, sa race ou que sais-je encore. Maintenant que nous avons vu qu’il n’y avait pas de profil type de « chevaucheur », nous pouvons également prendre le temps d’établir qu’il n’y a pas non plus de profil type de « truc à chevaucher ». (suite…)

07 Juil 2020

L’impact insoupçonné de la longueur de la laisse de votre chien. INTERVIEW de DogFieldStudy

La longueur de la laisse de votre chien a-t-elle un impact sur le comportement et l’état émotionnel de votre chien au cours de la promenade ?
C’est ce qu’ont cherché à déterminer Cristina et Aurélien Budzinski (DogFieldStudy) au cours d’une étude de terrain impliquant 61 chiens.

Description de l’étude sur la longueur de la laisse :

Les chiens étaient promenés par leur maitre dans des conditions comparables :
– port d’un harnais
– rythme de marche calme (1 pas / seconde)
– marche silencieuse
– laisser le chien renifler s’il a envie

Chaque chien était promené 5 minutes avec une laisse courte de 1m50, 5 minutes avec une laisse longue de 5 mètres et 5 minutes lâché en liberté. L’ordre des séquences était aléatoire.

En parallèle, les chiens étaient munis d’un harnais avec un dispositif spécial permettant de mesurer le pouls.

 

Résultats de l’étude sur la longueur de la laisse :

Les résultats ont montré que les temps de reniflage étaient différents entre les situations :
– laisse de 1m50 : 37 s
– laisse longue de 5m : 103 s
– sans laisse :  119 s

La différence étant la plus significative entre la laisse courte et la laisse longue.

Par ailleurs, l’analyse du rythme cardiaque a aussi montré une baisse du rythme cardiaque à chaque fois que les chiens reniflaient calmement (même s’ils étaient encore en mouvement, en train de marcher.)

Avec les résultats de leur étude, Cristina et Aurélien Budzinski concluent que laisser renifler son chien a un effet apaisant pour ce dernier. Pour maximiser cet effet apaisant, si on ne peut pas lâcher son chien pour une raison ou une autre, le mieux est de le promener avec une laisse longue, par exemple une longe pour chien de 5 mètres.

Retrouvez l’interview de Cristina et Aurélien Budzinski sur youtube :

 

Merci au Dr Charlotte Renard, vétérinaire conseil pour Direct-Vet, article à retrouver sur :

https://blog.direct-vet.fr/limpact-insoupconne-de-la-longueur-de-la-laisse-de-votre-chien-interview-de-dogfieldstudy/?fbclid=IwAR1otUlri6I0ysBeFBXffVEjiCdQpA2R77dLTCfQuUk5NmSsxHobDLq75T0

07 Juil 2020

Obéissance, exigences et souffrance

Merci à Vanessa Fontaine de Pup’s Academy pour ce post très juste.

A retrouver sur :  https://pups-academy.fr/

 

Peur et obéissance

Je perçois souvent de l’agacement et de l’exigence face aux comportements des chiens, là où moi je ne vois que de l’inquiétude ou de la souffrance… alors aujourd’hui, je voulais vous partager cette réflexion face aux comportements de certains chiens où l’on conseille de travailler exclusivement sur le comportement sans prendre en compte une seconde l’émotion qui se trouve derrière.

– Focaliser sur la marche en laisse alors que le chien qui n’avance pas ou tire comme un fou est terrorisé par son environnement ne l’aidera pas à s’y sentir plus à l’aise.

– Focaliser sur rester au pied pour éviter de courir derrière les joggeurs parce qu’il en a peur ne l’aidera pas à mieux appréhender les prochains et comprendre qu’il ne risque rien.

– Espérer un rappel du tonnerre pour éviter les rencontres de chiens ne lui apprendra pas à aborder les rencontres inévitables avec confiance et assurance.

Ne pas prendre en compte l’émotion, ne pas l’aider à prendre confiance et à se sentir à l’aise avec ce qui provoque l’inquiétude (par étape) ne résoudra pas le problème de fond et ne fera que masquer temporairement le comportement qui pose problème.

Ce qui induit un comportement provient de la perception du chien face à son environnement. Si on l’aide à modifier cette perception, on change le comportement.

Comment?
Souvent, en lui proposant un environnement plus calme et peu stimulant, en lui donnant du temps, de la distance et de l’observation pour mieux appréhender le monde qui l’entoure.

Il n’y a pas toujours quelque chose de + à faire, mais plutôt quelque chose en moins. Retirer l’exigence, retirer le trop plein de stimulations, ralentir son rythme, son pas pour lui donner du temps.