Cohérence, bienveillance et bon sens avant tout !

Les méthodes douces dites positives font vendre, et il est plus à la mode de chuchoter que de hurler.

La tendance forte est d’occulter toute notion de punition : cela devient tabou !!!
Du coup le chien est devenu l’animal roi, et j’en viens à parler d’éducation soixante-huitarde du cabot et du « comment fuir ses responsabilités !

Il est vrai que souvent on peut craindre que la punition serve en fait seulement au maître à se défouler, à compenser ses problèmes psychologiques, à se venger, avec la plupart du temps des codes utilisés qui ne sont pas compréhensibles pour le chien !

Le verbe punir signifie « frapper d’une sanction ou d’une peine pour avoir commis un délit ou un acte répréhensible ». Sévir, condamner, châtier, sanctionner, corriger… Tous ces mots ont bien sûr une connotation négative. Mais ce qui est négatif en soit, c’est l’abus. L’abus de pouvoir, l’abus de se penser supérieur à l’autre et d’infliger coups et blessures alors que d’autres solutions peuvent être utilisées.

 

 

Ignorer un comportement gênant afin de l’éteindre peu à peu ne veut pas dire que la notion de règles à respecter n’existe pas.
Et expliquer les règles ne veut pas dire que si le chien a fait une bêtise, il faut aller lui faire faire de la marche au pied, des exercices d’obéissance, pour lui montrer « qui est le chef » !

Tenter d’éteindre un comportement sans expliquer au chien ce qu’on attend de lui à la place est stérile.

Il convient dans un premier temps de tout anticiper pour éviter de mettre le chien dans une situation propice à la désobéissance, aux comportements gênants et aux conduites dangereuses, de le mettre dans des conditions favorables au comportement souhaité et de récompenser celui-ci.

Le fameux « non » (diabolisé par certains) est à utiliser avec parcimonie et au moment opportun. Il suffit de prendre l’habitude de stimuler, provoquer l’attention du chien en travaillant verbal et non verbal pour avoir ensuite des possibilités dans la gradation et l’insistance en cas d’urgence.

Cela sous-entend de faire la différence entre un comportement canin qu’on peut éteindre sur le long terme et d’autres qu’il faut faire cesser très rapidement.

La question n’est pas de punir ou de ne pas punir nos chiens, mais de comprendre ce que nous entendons par punition, de définir nos objectifs, d’accepter qu’on vous explique et d’être honnête !!!

Il est utopique de croire que l’on peut éduquer un chien sans punition, à vous de comprendre les effets sur la relation avec votre chien de la punition, à vous d’apprendre ce que vous pouvez utiliser en fonction de votre chien.

Vous l’avez compris 2 tendances :

– La punition positive est la plus répandue et la plus connue, c’est la punition qui vient tout de suite à l’esprit (culturellement, socialement, individuellement…). C’est le coup de journal, le coup de pied, les cris, les saccades… C’est par définition ajouter un stimulus désagréable.
Exemple de la punition positive : je désire jouer avec mon maître qui tient une balle en main, je saute d’excitation et de joie, mais je constate que, lorsque je saute, je reçois un coup de genou dans le poitrail.

– La punition négative est quant à elle moins utilisée et beaucoup moins connue, probablement parce qu’elle ne fait pas appel à notre réactivité émotionnelle et parce qu’elle requiert un apprentissage chez le maître… C’est la punition qui apprend à l’autre que son comportement lui fait perdre quelque chose qu’il aime. C’est par définition retirer un stimulus agréable.
Exemple de la punition négative : je désire jouer avec mon maître qui tient une balle en main, je saute d’excitation et de joie, mais je constate que, lorsque je saute, la balle disparaît et qu’il n’y a plus de jeu.
L’ignorance est par exemple une punition idéale quand ce que cherche le chien c’est à attirer l’attention de son maitre.

La punition négative permet au chien d’assimiler peu à peu quel comportement lui fait perdre ce qu’il veut obtenir.
Elle le rend attentif à son environnement et à tout ce qui y est associé, sans qu’il en ait peur mais nécessite un travail sur vous-même, une démarche.

À l’opposé, la punition positive enseigne au chien à avoir peur, à limiter sa spontanéité comportementale et à se méfier de vous.

A vous à l’aide de nos moniteurs à trouver le bon équilibre mais sachez que dans la vie tout n’est pas YIN ou YANG. Il faut un équilibre !

Rédigé et avec l’aimable autorisation de  Florence Pug du club Bézier sport canin

https://www.facebook.com/florence.pug

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Dogspirit Education Canine Comportementaliste 06.23.62.50.40 Montpellier et environs Tatjana Cerabona - Educateur canin, spécialiste de la relation Homme-Chien

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